Contact

BRUCELLOSE Ovine et Caprine

Une surveillance indispensable en Corse

Une maladie à enjeu sanitaire et zoonotique
La brucellose ovine et caprine est une maladie infectieuse et contagieuse, principalement associée à Brucella melitensis. Elle constitue à la fois une maladie réglementée des petits ruminants et une zoonose majeure.
Chez les ovins et les caprins, l’infection peut être silencieuse ou se manifester par des troubles de la reproduction : avortements, mortinatalité, infertilité et, chez les mâles, atteintes génitales.
La prophylaxie est obligatoire sur l’ensemble du territoire national. Le dispositif vise notamment à maintenir la qualification sanitaire des troupeaux et à détecter précocement les foyers.


Surveillance des avortements
La surveillance événementielle constitue un élément essentiel du dispositif. La réglementation prévoit une déclaration dès lors que trois avortements ou plus sont détectés sur une période de sept jours ou moins. Le vétérinaire sanitaire évalue alors le contexte, réalise les prélèvements nécessaires et informe les services compétents. La brucellose ne doit toutefois pas être la seule hypothèse recherchée lors d’un épisode abortif. En Corse, le dispositif OSCAR complète la surveillance réglementaire par l’investigation des principales causes infectieuses d’avortement.


La brucellose en Corse
En Corse, les modalités pratiques de la prophylaxie des petits ruminants sont précisées par des arrêtés préfectoraux départementaux. Dans les troupeaux qualifiés, le dispositif repose notamment sur le contrôle d’une fraction des femelles de plus de 6 mois, ainsi que sur les mâles non castrés de plus de 6 mois et les animaux introduits depuis le contrôle précédent.
Les troupeaux déqualifiés font l’objet d’un contrôle plus large.

Le rôle du vétérinaire
Le vétérinaire sanitaire est au centre du dispositif : dépistage, évaluation du risque, investigation des avortements, prélèvements, déclaration, interprétation et accompagnement des mesures sanitaires. La qualité des commémoratifs et des prélèvements conditionne directement la valeur de l’investigation.

À retenir
Maintenir la surveillance de la brucellose est indispensable, même dans un contexte sanitaire favorable. En cas d’épisode abortif, la recherche réglementaire de Brucella doit être articulée avec un diagnostic différentiel plus large, notamment via OSCAR en Corse.

Références : arrêté du 10 octobre 2013 ; GDS Corse – prophylaxie petits ruminants ; GDS Corse – surveillance des avortements/OSCAR.
Vérification des références : septembre 2026.


Mise à jour de l'instruction technique relative à la gestion de la brucellose bovine en cas d'avortement ou de résultats sérologiques positifs lors de la prophylaxie

 Nouvelle Instruction technique DGAL/SDSBEA/2026-485 ; Source : DGAL

Les principales modifications portent sur les points suivants :

        * Modification de la cascade analytique en cas d’APMS dans les cheptels laitiers. Désormais, une PCR sur lait individuel est intégrée au protocole, à ce stade seul le LNR brucellose peut réaliser cette analyse.
        * Sous réserve du respect de certaines conditions, une dérogation à la prophylaxie sanguine peut être accordée aux cheptels mixtes.
        * Enfin, une précision a été apportée pour la prise en charge des analyses sérologiques individuelles pour les cheptels laitiers qui ont été réalisées après un résultat défavorable du LNR sur le lait de tank et avant la mise sous APMS de l'élevage. Cette situation concerne très peu d'élevage, une vingtaine l'année passée. Une ligne brucellose a été ouverte au niveau du FMGDS (Fonds de mutualisation des GDS) pour le financement de ces prélèvements et de ces analyses. L'éleveur devra se rapprocher de son GDS local pour connaître les modalités de prise en charge et les démarches à suivre.

Source : DGAL