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 "Pas de rôle épidémiologique des animaux dans le maintien et la propagation du virus en France" (ANSES)

Jeudi 03 décembre 2020

"Pas de rôle épidémiologique des animaux dans le maintien et la propagation du virus en France" (ANSES)

Les coronavirus constituent une sous-famille de virus dont plusieurs centaines d'espèces font partie. Ils ont été identifiés chez une volaille pour la première fois aux Etats-unis en 1930 et sont habituellement spécifiques d'une espèce animale. L'apparition de ce type de virus chez l'homme a débuté au XXI ième siècle avec le SARS-CoV qui était responsable du SRAS (2002-2004).

 

Concernant le coronavirus actuel, le SARS-CoV-2 responsable de la Covid-19, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) confirme qu’à ce jour les animaux domestiques et les animaux sauvages ne jouent aucun rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du virus en France. La diffusion du virus est aujourd’hui le résultat d'une transmission interhumaine par voie respiratoire.

 

Selon l'ANSES, certaines situations particulières, comme une forte concentration d’animaux réceptifs au SARS-CoV-2, appellent toutefois à la vigilance pour ne pas constituer, à l’avenir, un réservoir animal favorable à la propagation du virus. L’actualité récente au Danemark et aux Pays Bas a en effet montré des cas probables de contaminations humaines à partir de grands élevages de visons. Concernant certains animaux de compagnie, il est recommandé aux personnes atteintes par la Covid-19 de respecter les gestes barrières afin de limiter les risques d’infection de leur animal, sans pour autant compromettre leur bien-être.

 

Ci-dessous est dressé un état des lieux de la réceptivité (capacité à héberger le virus), de la sensibilté (capacité à développer des signes cliniques) et de la capacité de transmission intra-espèce ( au sein de la même espèce animale) ou inter-espèce (passage à une autre espèce dont éventuellement l'Homme) de différentes espèces d'animaux pour lesquelles des données ont été publiées.

 

Poulets, dindes et canards

Aucune réceptivité, ni aucune sensibilité n'ont été établies jusqu'à aujourd'hui.

 

Bovins et porcs

La réceptivité doit être confirmée ou infirmée mais les études démontrent aucune sensibilité. Aucune étude connue, ni aucune suspicion ne concerneraient les ovins et les caprins.

 

Chiens et  lapins

Ils sont réceptifs au virus de la Covid-19 mais la sensibilité n'a pas été confirmée.

 

Furets et hamsters

Une réceptivité et une sensibilité ont été établies. Aucune étude n'a pour l'instant montré une transmission intra-espèce et inter-espèce.

 

Chats

Une réceptivité et une sensibilité ont été établies. La transmission inter-espèces (entre chats) a également été avérée mais aucune donnée n'a montré la transmission de chats vers d'autres espèces (dont l'Homme).

 

Visons

Une réceptivité et une sensibilité ont été établies. La transmission intra-espèce a été démontrée mais la transmission inter-espèce reste pour l'instant présumée. Les derniers événements survenus au Pays-Bas et au Danemark sont en faveur d'une transmission de cet animal vers l'Homme.

 

Autres animaux

Les tigres, lions et pumas en captivité dans les parcs zoologiques sont des espèces réceptives et sensibles au SARS-CoV-2.

 

Pour lire l'article résumé de l'ANSES sur ce thème, cliquer ici.

Le rapport complet de l'ANSES est téléchargeable ci-dessous. Un point complet est fait sur l'ensemble des coronavirus animaux ainsi que sur la situtaion actuelle concernant le SARS-CoV-2 responsable de la Covid-19 et les animaux.

 

SGA